L’homme musclé qui pousse de la fonte à la salle et qui a un corps à la Schwarzenegger est démodé. Les femmes d’aujourd’hui sont attirées par un autre type d’hommes, moins ancrés dans les clichés. Elles recherchent des hommes qui lisent et pas seulement des mangas d’ado. Elles craquent pour les hommes qui connaissent la prose, la vraie et qui ont une bibliothèque remplie de livres (et non pas de figurines Star Wars). Loin de là l’image du lecteur à lunettes qui semble tout droit sorti d’un cours de philo. Les hommes qui ont le nez plongé dans les pages, qui ont des références littéraires en pagaille et qui lisent comme ils respirent ont du succès sur le marché des célibataires. Avec eux, les femmes veulent ouvrir plus qu’un chapitre.
Lire, un hobby qui booste le charisme
Dans l’imaginaire collectif, le portrait de l’homme qui lit n’est pas forcément avantageux. On voit instantanément un rat de bibliothèque qui bégaye dès qu’une fille l’aborde, qui a les cheveux gras coiffés sur le côté et qui s’appelle soit Jean-Edouard, soit Philibert ou un nom sorti d’une autre époque. Pendant longtemps, le lecteur insatiable a porté la rude étiquette du « looser ». Les séries américaines n’ont d’ailleurs pas amélioré sa réputation. Le garçon toujours avec une pile de livres sur les bras était l’opposé polaire du joueur de foot populaire. Ce loisir soft aux antipodes des sports de contact n’était pas très « vendeur ». Cependant, il ne faut pas juger un livre à sa couverture.
Si autrefois, les mordus de lecture reniaient leur passion pour ne pas paraître ringards d’entrée de jeu, aujourd’hui ils s’en vantent fièrement et inscrivent ce hobby en caractère gras dans leur bio Tinder. L’homme qui lit retrouve enfin ses lettres de noblesse après des années de stigmatisation. Selon des données récentes publiées par Tinder, les bios mentionnant l’expression « petit ami littéraire » ont augmenté de 58 % en 2024, pour atteindre 77 % en janvier 2025.
Ce qui séduit vraiment les femmes ? Un homme qui lit. Et pas seulement pour feuilleter distraitement un magazine en salle d’attente, mais un vrai lecteur, capable de faire des nuits blanches pour arriver au bout de l’intrigue. Les femmes sont en quête d’un amoureux des mots, qui a toujours un roman sous le bras et qui soulève non pas des poids de 20 kg, mais des gros pavés littéraires.
Un homme qui lit, un homme qui écoute
Derrière cette attirance pour les lecteurs se cache une vérité toute simple : un homme qui lit est perçu comme intelligent, curieux et ouvert d’esprit. La lecture développe l’imagination, enrichit la conversation et permet de voyager sans bouger de son canapé. Un livre dans les mains laisse deviner une personnalité sensible, profonde et réfléchie. En d’autres termes, l’opposé du bad boy superficiel !
L’homme qui lit froisse l’image du mâle Alpha qui ne jure que par ses biceps et ses protéines. Il muscle ses méninges et son intelligence émotionnelle à la place de ses abdos et de ses bras. Lorsqu’une femme rencontre un homme qui peut parler des heures des grands classiques et des nouveautés littéraires, elle ne voit pas seulement quelqu’un de cultivé, mais un partenaire capable d’avoir des conversations sincères et enrichissantes.
Quels genres de livres font le plus d’effets ?
Les femmes recherchent des hommes qui ne se contentent pas de lire des mangas à la narration simple. Elles cherchent un homme érudit capable de citer autre chose que des répliques de « Fast & Furious » ou « Dragon Ball ». Elles veulent un homme qui sait différencier la quatrième de couverture de la première et qui a suffisamment écumé les bibliothèques pour formuler des messages sans fautes.
Un homme qui lit est encore plus irrésistible lorsqu’il dévore du « Millénium » ou des polars historiques à la Da Vinci Code. Un lecteur enfiévré qui a du Aldous Huxley, du George Orwell et du Frank Herbert au premier plan de sa bibliothèque personnelle fait aussi sensation auprès de ces mesdames. En revanche, il y a des livres qu’il vaut mieux laisser à l’abri des regards au risque de faire retomber les papillons et de refroidir les cœurs. C’est le cas par exemple de la saga « 50 Shades of Grey », qui fait mauvaise impression, mais aussi de « Harry Potter », qui laisse penser à un manque de maturité.
Avec un homme qui lit, l’histoire d’amour ne s’arrête pas à la première page. Les femmes, bercées au coup de foudre en librairie, reviennent à l’essentiel et se détachent du gros dur qui a tout dans le physique, mais rien dans la tête.