LGBTQIA+
À propos de la rubrique LGBTQIA+
La rubrique LGBTQIA+ de The Body Optimist parle des orientations sexuelles, des identités de genre et des vécus des personnes lesbiennes, gays, bi, trans, queer, intersexes et asexuelles. Lexiques, témoignages, décryptages et conseils y sont pensés pour informer sans clichés, soutenir les personnes concernées et aider leurs proches à mieux comprendre.
Ce que vous trouverez dans la rubrique LGBTQIA+
- Vocabulaire : cisgenre, non-binaire, pansexuel, asexuel… notre lexique des genres et de la sexualité pose les définitions essentielles.
- Orientations sexuelles : bisexualité, pansexualité, lesbianisme, asexualité, et les clichés qui leur collent encore à la peau.
- Transidentité et non-binarité : parcours, pronoms, idées reçues et conseils pour accompagner un proche.
- Intersexuation : ce que signifie être une personne intersexe, au-delà des idées reçues.
- Coming out et vie sociale : annoncer son orientation ou son identité, faire face à l’outing, trouver sa place au travail et en famille.
- Lutte contre les LGBTphobies : homophobie ordinaire, transphobie, harcèlement en ligne et droits qui protègent.
Que signifie le sigle LGBTQIA+ ?
Le sigle LGBTQIA+ désigne les personnes dont l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles ne correspondent pas aux normes hétérosexuelle, cisgenre et binaire. Chaque lettre a un sens précis :
- L, G et B pour lesbiennes, gays et bisexuelles ou bisexuels : des orientations sexuelles ;
- T pour trans : des personnes dont l’identité de genre diffère du sexe assigné à la naissance ;
- Q pour queer, terme revendiqué par celles et ceux qui refusent les cases, parfois aussi pour « en questionnement » ;
- I pour intersexes : des personnes nées avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions types du masculin et du féminin ;
- A pour asexuelles et aromantiques, qui ressentent peu ou pas d’attirance sexuelle ou amoureuse ;
- le « + » inclut les autres identités, comme les personnes pansexuelles ou non-binaires.
Comment soutenir une personne qui fait son coming out ?
Soutenir un coming out, c’est d’abord accueillir la confiance qui vous est faite, sans minimiser ni dramatiser :
- écoutez, remerciez, et demandez de quoi la personne a besoin plutôt que de supposer ;
- évitez les questions intrusives sur la sexualité, le corps ou les parcours médicaux ;
- utilisez le prénom et les pronoms choisis, et corrigez-vous simplement en cas d’erreur ;
- ne révélez jamais l’information sans son accord : l’outing peut exposer à des violences ;
- renseignez-vous par vous-même pour ne pas lui faire porter toute la pédagogie.
Notre article sur le coming out, une étape intime et libératrice approfondit ces repères.
Notre approche : informer avec respect
Nous parlons des personnes concernées avec les mots qu’elles utilisent pour se définir, en respectant prénoms et pronoms d’usage, et nous privilégions leurs témoignages aux débats menés sans elles. Fidèles à notre regard body positive, nous rappelons que l’acceptation de soi concerne aussi les corps trans, intersexes et non conformes.
Nos articles pour commencer
- Tout savoir sur la pansexualité, une orientation encore mal connue.
- Les idées reçues sur la transidentité qu’il est temps d’abandonner.
- Des pistes concrètes pour accompagner un enfant trans et soutenir son épanouissement.
- Les termes homophobes à retirer de son vocabulaire, souvent employés sans y penser.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre orientation sexuelle et identité de genre ?
L’orientation sexuelle décrit vers qui se porte l’attirance sexuelle ou amoureuse : personnes du même genre, d’un autre genre, de plusieurs genres, ou personne. L’identité de genre décrit le genre auquel une personne se sent appartenir. Les deux sont indépendantes : une femme trans peut être hétérosexuelle, lesbienne ou bisexuelle.
Que veut dire « cisgenre » ?
Une personne cisgenre est une personne dont l’identité de genre correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance. Construit en miroir de « transgenre », le terme permet de nommer la situation majoritaire sans en faire la norme implicite. Ce n’est pas une insulte, mais un mot descriptif.
L’homophobie et la transphobie sont-elles punies en France ?
Oui. L’article 225-1 du Code pénal interdit les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, et l’article 132-77 en fait une circonstance aggravante des crimes et délits. Les injures et diffamations publiques à caractère homophobe ou transphobe sont aussi plus lourdement sanctionnées par la loi sur la liberté de la presse.
Pour aller plus loin : retrouvez tous nos sujets Société, nos rubriques Féminisme et Grossophobie, ainsi que la rubrique Culture pour des œuvres qui représentent la diversité des identités.